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Groupon, le champignon magique

Groupon, le champignon magique

Qui ?
Frank Zorn, le Dg France de Groupon.

Quoi ?
Une sorte de ruche bourdonnante, à deux pas du Figaro, qui concocte des offres commerciales événementielles et appartient au groupe qui connait la plus grande croissance jamais enregistrée.

Comment ?
Les frères Samwer ont créé Citydeal sur le modèle Groupon et l’ont développé en Europe, continent où son principal concurrent est KGB Deal. En mai dernier, ils étaient rachetés par la société qui les avait inspirés. Groupon est aujourd’hui présent dans 30 pays. La société française est passée de 3 à 200 personnes (sur le marché belge et français) en un an : « c’était les amis et la famille qui achetaient les premières offres ».

« On fonctionne comme un guide, le discount est une occasion pour faire découvrir les restaurants, les spas ou les activités de loisir. » Groupon participe à la conception de l’offre (« en ce moment, c’est le lissage brésilien qui cartonne chez les coiffeurs, mais les consommateurs hésitent car il est très cher. Nous en faisons donc la promo. ») Des prix cassés à moins 50 %, sur lesquels Groupon prélève 50%. Mais les commerçants gagnent de nouveaux acheteurs.

Aux USA, Groupon a lancé son appli mobile, qui débarque ces jours-ci en France, et les deals personnalisés, qui tiennent compte des goûts du récipiendaire du mail. Un amateur de hockey ne reçoit plus d’offre pour le yoga. Selon Forbes, Groupon pourrait être la compagnie qui a atteint un CA d’1 milliard le plus vite de l’histoire. Concernant la concurrence, Zorn ne craint pas trop Facebook deals, tout récemment lancé : « Nous bâtissons une relation avec les marchands, Facebook n’est pas présent sur le terrain. Groupon ne sera t il pas victime d’une deuxième bulle, comme Clust en son temps ? « Cela m’étonnerait, nous sommes dans un domaine où on ne sait pas où se trouve le plafond. »

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La nouvelle star du Net, c’est elle

La nouvelle star du Net, c’est elle

Qui ?
Anne Bezançon, fondatrice et présidente de Placecast. A 25 ans, elle démarre dans le Minitel, et crée 3 sociétés dont 2 start up. Il y a 17 ans, elle est partie s’installer dans la Silicon Valley.

Quoi ?
La prochaine nouvelle star du Net, rencontrée au Monaco Média forum, qui dirige cette société créée en 2005 dans le domaine du marketing géolocalisé, en particulier sur mobile. Comme le dit Anne : « la géolocalisation est la prochaine révolution du Net, une lame de fonds aussi importante que le social média ». Placecast est la version grand public de ce que proposent des Foursquare, Gowalla ou Facebook : ces services marchent sur les personnes qui ont un smartphone, et qui ont téléchargé l’application, soit 1 % des gens. Placecast marche sur tous les téléphones qui ont la fonction SMS.

Combien ?
13 millions de dollars d’investissement des fonds Onset et Voyager, en deux tours. Une société de 25 personnes qui fait e travail de 40 « car chacun sait précisément quel est son champ de responsabilité ». Un démarrage sur les chapeaux de roue du produit Shop Alert, lancé en février 2010 avec quatre de développement de la plateforme. Les premières campagnes font état de taux de transformation records : de 25 à 65 % des personnes qui reçoivent le message se rendent dans les magasins.

Comment ?
Placecast a deux types de clients : les marques et leurs agences, mais aussi les opérateurs téléphoniques : O2 en Grande Bretagne a lancé O2 More il y a un mois, avec des campagnes pour L’Oréal et Starbucks.

Que fait votre société ?
Nous avons sorti en février 200 notre produit Shop Alert, qui permet de proposer du contenu pertinent (météo, trafic routier, etc)  en fonction du  lieu où l’on se trouve. Notre plateforme, établie en quatre ans et demi, est brevetée.

Comment concrètement cela se passe-t-il ?
L’information proposée n’est pas en fonction de l’individu, mais de l’endroit où il se trouve. Shop alert peut évidemment faire des offres de promotion en magasin, mais aussi entretenir la relation avec le consommateur. North Face (vente de vêtements en ligne) sponsorise ainsi la météo dans les stations de sport d’hiver.

Comment définissez vous le périmètre géographique de la campagne ? … Lire la suite

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JiWire veut monétiser le wifi

JiWire veut monétiser le wifi

Qui ?
JiWire, dirigée par David Courtney, un pionnier américain de la monétisation des réseaux Wifi, via de la publicité géolocalisée.

Quoi ?
Un accord avec British Telecom en Grande Bretagne pour servir de la pub auprès des utilisateurs de 185 000 hotspots Wifi « BT Openzone » à travers le pays.

Comment ?
La plateforme permet aux annonceurs de toucher une audience mobile, qui accède à internet via le Wifi sur netbook, PC portables ou téléphones mobiles. La publicité peut être ciblée en fonction du lieu de connexion, du type d’appareil ou du type d’emplacement (café, hôtel, aéroport). Aux Etats-Unis, JiWire compte parmi ses annonceurs Microsoft, Jeep, Virgin America, Hyatt ou Buick.

Combien ?
JiWire a publié en septembre 2010 une étude sur l’audience mobile américaine  :
- plus de la moitié des utilisateurs de mobile sont prêts à partager leur emplacement via des applications de type Foursquare afin de recevoir de la publicité ciblée.
- 36% des personnes interrogées sont intéressées par la publicité géolocalisée concernant les magasins alentours.
- l’utilisation du wifi dans les aéroports et les hôtels a augmenté de plus de 22% au cours du 2e trimestre 2010.

Benoit Zante

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Alain Levy is watching Big Brother

Alain Levy is watching Big Brother

Qui ?
Alain Levy, pdg de Weborama.

Quoi ?
« Sur les traces de Big Brother« , paru chez l’Editeur en octobre 2010, dresse le panorama très documenté et pédagogique de la protection de la vie privée à l’ère du marketing interactif, de la génération Y et des cookies. Un sujet brulant : cette semaine, un développeur de Google développe Facebook disconnectGoogle reconnait avoir collecté des données personnelles via Street View et  Myspace est accusé d’avoir transmis les profils de ses utilisateurs à des annonceurs.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Le développement de notre industrie numérique ne peut pas ignorer la question de la vie privée. Il est difficile de voir clair sur ce sujet tant que les discussions sont brouillées par des propos caricaturaux.  D’un côté : « le big brother numérique nous mange le peu de vie privée qui nous restait » et de l’autre « la vie privée est un concept dépassé, cela n’existe plus ». Or, il existe un point d’équilibre entre ces deux positions. Il faut le trouver. Ce livre est une contribution à cette recherche.

Avez vous signé la charte du 9 octobre sur les cookies, pourquoi ?
Weborama est membre de l’IAB et du SRI, tous deux signataires du document.
Il est fondamental que les entreprises du domaine s’auto-régulent. Et il est encourageant que les syndicats représentant les annonceurs, les agences média, les régies soient présents.
Cela dit, sur ces sujets, et plus particulièrement sur celui, fondamental, du droit à l’oubli,  on se heurte aux positions radicales de Google (pour « effacer » ce qui ne vous plait pas sur Internet, changez de nom ) et de Facebook (il n’y a plus de vie privée). Et ce n’est pas à Paris qu’on convaincra ces deux acteurs clés de changer de position.

Les Américains communiquent auprès du public, avec cette vidéo très drôle et inquiétante, que font les Français ?
Le respect de la vie privée, quoi qu’en disent Google et Facebook, est une notion essentielle, un sujet qui suscite inquiétude et angoisse. Il faut plus de communication avec les internautes, avec le grand public. C’est aussi l’objet de mon livre.

Weborama informe le public sur ses pratiques, que donne le petit w sur les formats ?
Depuis le 1er janvier, notre petit W, intégré au format publicitaire et informant les internautes sur nos engagements en matière de protection de la vie privée, a recueilli plus de 10 millions de clics. Seuls 2000 se sont désengagés (opt-out), soit 0,02%. C’est une preuve qu’un dialogue peut s’engager entre les internautes et les acteurs du web, et que l’internaute, une fois informé, n’a pas de problème avec la publicité ciblée dont il sait qu’elle est nécessaire au développement des services gratuits qu’il apprécie.

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Axa égaie les sinistres avec son appli

Axa égaie les sinistres avec son appli

Qui ?
Arnaud Perin, responsable média et Internet d’Axa France.

Quoi ?
L’application iPhone d’Axa qui permet de pré-déclarer un sinistre, lancée en avril 2010 (avant fin 2010 sortira une autre appli grand public axée sur la prévention).

Combien ?
- 15 300 téléchargements. L’objectif annuel a été atteint en un mois.
- une soixantaine de déclarations de sinistres par le biais de l’appli, à rapporter aux 1 million de sinistres par an (tout confondu)
- les gens l’utilisent pour les bris de glace ou le vol de la voiture comme moyen de mise en relation rapide.
- de mars à juin, AXA a obtenu entre 40 et 45 % de part de voix par rapport à l’ensemble des assureurs  sur les réseaux sociaux. (bilan Linkfluence)

Comment ?
L’appli est sortie en même temps que celles d’Amaguiz, Generali, Maaf et Allianz. L’usage a fait que l’application AXA est sortie du lot, notamment face à Allianz qui, elle bénéficiait de la puissance d’une campagné télé pour son lancement.

Le dispositif de lancement incluait une démo de l’appli sur le site axa.fr et un film viral pour promouvoir le téléchargement. L’appli a nécessité 6 mois de travail, en contact avec Apple pour valider l’ergonomie. L’appli a ensuite été réutilisée pour la Belgique et la Grande Bretagne, en intégrant d’autres fonctionnalités. Il n’y a pas eu de prise de parole en TV, le dispositif était 100% digital et RP. Le film viral avec une ville reconstituée en 3D a fait un carton sur les téléphones mobiles. Il était promu via du display (web et mobile), des interstitiels et des bannières dans d’autres applications. Une soirée blogueurs a été organisé deux jours avant le lancement et les médias traditionnels ont été mobilisés en RP.

La campagne s’est déroulée du 5 au 25 avril 2010. Le dispositif conçu avec Blogbang en diffusion virale a généré 1 million de vues. La campagne a connu des taux de clics supérieurs de 60% aux taux habituels, allant jusqu’à 7% de taux de clic. Le mobile a représenté 20% du budget média. Pour progresser dans le ranking de l’app store, la communication a été concentrée sur les trois premiers jours.

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