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Encartés écartés ?

27 septembre 2010 Edito 8 Commentaires
Encartés écartés ?
Le premier groupe média français sur Internet compte 100 journalistes, et 0 carte de presse (qui sert aujourd’hui principalement à entrer dans les musées gratuitement, tout un symbole). Christophe et Corinne Delaporte, les fondateurs de Benchmark group, on adopté la convention collective du Syntec. Et abordé l’information en ligne comme un monde nouveau. Christophe Delaporte était rédacteur en chef technique, avant de rejoindre l’aventure de sa femme. Le mot « technique » prend ici tout son sens. Car aujourd’hui, les groupes de presse doivent se battre contre des robots. Lagardère n’a pas racheté Benchmark, sans doute aussi pour cette raison : difficile de mélanger encartés et désencartés. Ce faisant, il a raté son dernier virage pour conquérir ces nouveaux espaces. Benoit Sillard, l’ancien dirigeant de Fun Radio, qui a découvert l’interactivité avec Lovin’Fun, lui, a parfaitement réussi son slalom. Aujourd’hui, Comment ça marche, allié à Benchmark,  est dans les starting blocks pour réussir le pari de l’information au service des gens, dans le monde entier. Il suit là l’enseignement d’un visionnaire, l’auteur du manifeste Epic, Robin Sloan, qui prévoyait qu’en 2014 le NYTimes serait une feuille de chou distribuée à des happy few pendant que le public se nourrirait d’info locale et personnalisée. On y est. La commission de la carte de presse peut commencer à s’interroger…
PS : Emmanuel Seuge, le directeur marketing  monde de Coca en charge du sport et de l’entertainment est à Paris le 8 octobre, chez CRM Company. Pour CB Web le Club, il explique comment il  a battu le score d’Obama sur Youtube, pendant la Coupe du Monde. Voir son message vidéo ici.
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Stephan Beringer, Digitas/ Duke Razorfish : « Let’s kick ass »

27 septembre 2010 Actu, agence 0 Commentaires
Stephan Beringer, Digitas/ Duke Razorfish : « Let’s kick ass »

Qui ?
Stephan Beringer, nouveau président de Digitas/ Razorfish, depuis le départ de Stéphane Amis comme président de FullSix, la semaine dernière (pour ceux qui pensent que FullSix est une armée mexicaine, il semble que le groupe veuille accélérer son développement international).

Quoi ?
Une interview sur le thème « non, non rien n’a changé ».

Comment ?
Stephan Beringer vit à Londres, mais passe à Paris en moyenne deux jours par semaine depuis un an. « La France est un marché très important pour le réseau ». Avec ses nouvelles fonctions, il y passera un jour de plus.  « On a des hiérarchies plates et j’étais impliqué. Il n’y a rien de nouveau pour moi, je connais les équipes. » Avec le principe de la « double door agency », le but est de créer deux marques avec des propositions claires pour le marché. « Les commodities sont mutualisées dans le champ de la production et de la technologie, on est arrivé à 80% de synergies. » Les chantiers en cours : définir de nouveaux outils propriétaires pour mesurer le social media et mutualiser les agences sœurs à travers Vivaki.

La définition de la mission des deux agences pour Stephan ? « Pour Digitas, il s’agit de construire l’agence de marketing intégré next generation, et pour Duke Razorfish, c’est autour de l ‘expérience innovante »Nous allons accélérer le changement et inventer la prochaine génération du marketing, avec une meilleure combinaison technologie/création, notamment avec Starcom et Zenith. Nous voulons apporter une réponse intégrée aux clients qui sont obligés de parler à beaucoup d’agences. » En ce qui concerne des acquisitions, en particulier dans le domaine des RP, un métier qui manque à Digitas / Razorfish, « ce n’est pas à l’ordre du jour. On avance en interne au niveau européen. » En conclusion :  « j’ai parlé avec les équipes cette semaine. Le moral et la motivation que j’ai ressenti est haute, je n’ai pas l’impression d’une fatigue, au contraire. Let’s kick ass. Oui il y a eu beaucoup de changement ces derniers temps. Mais il vaut mieux être un grand groupe d’agence média que d’être la septième roue du carrosse chez Microsoft. »

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Comment ça marche / Benchmark : un mariage culturel

Comment ça marche / Benchmark : un mariage culturel

Qui ?
Benoit Sillard, Isabelle Weill et Jean François Billou, Pdg, directrice de la régie et et Dg de Commentçamarche, rachètent le Benchmark Group et en deviennent majoritaires. Corinne et Christophe Delaporte, fondateurs de Benchmark, prennent du champ mais Corinne Delaporte reste au conseil d’administration et les Delaporte ont réinvesti dans l’ensemble.

Combien ?
On parle de 60 millions d’euros, soit trois fois le chiffre d’affaires (voir l’interview des Delaporte dans CB Webletter de janvier 2010) et vingt fois l’EBITDA. Un montant démenti, mais qui semble pourtant vraisemblable. Le dossier circulait depuis avril, Commentçamarche a été l’outsider de dernière minute (voir l’interview ci-dessous).
How to Media Group a levé 27 millions auprès de R Capital, Time Equity et ID Invest et souscrit un prêt auprès de BNP Paribas, OBC et Oséo. Une fois la fusion effectuée, Commentçamarche et Benchmark Group avec 20 millions  de visiteurs dédupliqués par mois prendront la cinquième place du marché.  A l’international, How to réalise 19 millions de VU et va étoffer son offre en traduisant le contenu de Benchmark dans six langues et 40 pays. « Nous allons pouvoir servir 3 millions  de VU à un annonceur en une journée » explique Isabelle Weill. En 2010, le groupe devrait réaliser 30 millions d’euros de CA dont 60 % en display. Les groupes médias sont laissés derrière le carreau, passant à côté de l’un des seuls groupes d’info rentable sur le Net. Pour How to, c’est l’occasion rêvée de qualifier son audience issue de forums d’experts avec de l’information journalistique.

Comment ?
Interview avec Benoit Sillard et Jean-François Pillou, dans le train qui les mène à Rennes, pour visiter les équipes techniques.

Comment s’est passé le rachat ?
Il a fallu qu’on mette le pied dans la porte. Quand nous avons établi les premiers contacts, en mai dernier, ils n’avaient pas pensé à nous. Mais une fois qu’on a eu la première réunion c’est allé très vite. Entre pure player nous partagions la même culture. Les inconvénients (être 30 personnes et racheter un groupe de 150) se sont révélés des atouts. C’était plus simple pour l’équipe reprise et moins traumatisant : notre équipe va s’intégrer à Benchmark et non l’inverse. Le comité d’entreprise a d’ailleurs donné un avis favorable à ce rachat.

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Raphael libère ses kidnappeurs

Raphael libère ses kidnappeurs

Qui ?
Stéphane Galienni, directeur associé de Balistik*Art.

Quoi?
Une opération pour promouvoir « Pacific 231″, le dernier album de Raphaël, associant street marketing, Twitter, Facebook et Foursquare.

Combien ?
100 albums distribués dans Paris le 24 septembre 2010.
30 kits buzz remis par les hommes masqués du clip à des e-influenceurs en amont.
77 000 vues du clip « Bar de l’hotel » (censuré la journée,  merci M6) en 5 jours sur Dailymotion
Budget estimé : 15 à 20 000 euros.

Comment ?
L’opération traduit dans le monde réel le principe du « Follow Friday » sur Twitter. Dans le monde virtuel, les personnes indiquent le vendredi les comptes Twitter qu’ils aiment suivre. Pour l’opé Raphaêl, ce sont au contraire les internautes, qui vont suivre les kidnapper du clip dans  les rues de Paris. Le vendredi 24 septembre, les internautes parisiens doivent localiser les deux hommes masqués du clip en déplacement dans Paris. Ceux-ci animent le compte Twitter et la page Facebook d’EMI et « check in » dans FoursquareUne équipe filme la distribution des albums. En amont, la page fan de Raphaël (+ 30 000 fans) et le compte Twitter @EmimusicFrance (+ 5 000 followers) annoncent l’opération. Un concept  dans le droit fil de 9hchrono de Samsung en 2009.

Benoit Zante

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iAdvize is watching you

iAdvize is watching you

Qui ?
Julien Hervouet, co-fondateur de iAdvize, une start up sur  laquelle Kima Venture (le fond de Xavier Niel et Jeremie Berrebi) a misé près de 300 000 euros.

Quoi ?
Une nouvelle façon de conseiller les clients d’un site e-commerce, via un chat en temps réel.

Combien ?
- 150 clients depuis le lancement en avril 2010
- plusieurs formules à partir de 19,99€/mois, puis en fonction du trafic du site

Comment ?
Quelques lignes de codes sont ajoutées sur le site client. Les paramètres sont entièrement personnalisables en fonction de l’usage. On peut choisir de faire apparaitre le bouton « contactez nous en direct » seulement après quelques minutes de navigation ou lorsque le panier atteint un certain montant. Quand il n’y a pas d’opérateur disponible, le service disparait. L’employé du service client répond aux questions mais peut aussi se faire pro-actif et venir proposer ses services. Dans son interface, l’opérateur connait la provenance du visiteur et son lieu de connexion. Un ensemble de réponses pré-enregistrées permet de gérer plusieurs conversations à la fois. L’opérateur peut aussi regarder la navigation du visiteur sur le site et prendre la main pour résoudre un problème. Le site y gagne en termes de coûts, d’image et de taux de transformation. Pour Julien Hervouet, la force d’iAdvize est son prix abordable et sa souplesse : « les autres solutions sur le marché ne sont pas adaptées aux petits sites, avant de les mettre en place il faut faire un audit d’un mois. »  A l’avenir, iAdvize compte développer un outil d’analytics permettant d’étudier la navigation de chaque visiteur pour optimiser les sites internet. Les retours des clients sont très bons et certains se transforment en VRP bénévoles (Wonderbox au salon e-commerce, Cashstore aux journées de la transformation). Le site Morphoregime.com a même développé toute son activité autour du coaching par chat.

Benoit Zante

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